La BCBE s’efforce de réduire au minimum les effets négatifs de ses activités sur l’environnement. À cet égard, les émissions financées, à savoir les émissions de gaz à effet de serre financées par des crédits et des investissements, jouent un rôle particulièrement important.
L’activité économique d’une banque a des effets sur le climat. Les effets les plus importants se manifestent indirectement par le biais des services financiers proposés, autrement dit des émissions financées : émissions de CO2 des entreprises financées par les crédits d’une banque, émissions des bâtiments financés avec une hypothèque ou encore émissions causées par des entreprises, des États ou d’autres classes d’actifs dans lesquels la banque elle-même ou sa clientèle investit.
Le changement climatique est porteur de risques et d’opportunités pour une banque, en particulier dans les opérations de crédit ou de placement : les risques physiques dans les opérations de crédit dépendent de l’emplacement des immeubles financés par une hypothèque ou de l’activité commerciale des entreprises financées (agriculture ou approvisionnement énergétique, par exemple) ; il en va de même pour les opérations de placement (localisation et activités des entreprises, États, etc. dans lesquels la banque investit). Les risques de transition résultent principalement d’un financement ou d’un investissement dans des valeurs à forte intensité carbone, de l’évolution des dispositions réglementaires ou légales (risque de compliance) ou des obligations de réduction des émissions (risque de réputation, risque stratégique). En revanche, le développement de nouveaux produits et services bancaires ou l’investissement dans des entreprises qui profitent de la transition vers une économie faiblement carbonée offrent des opportunités.
La Suisse s’est fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, c’est-à-dire de ramener à zéro ses émissions nettes de gaz à effet de serre. L’économie réelle influe directement sur l’environnement à travers sa production et sa consommation de biens et de services. Mais les établissements financiers peuvent aussi participer à la lutte contre le changement climatique.
La BCBE est bien consciente de ce rôle. Elle veut contribuer à une économie respectueuse du climat, par exemple en proposant un conseil ciblé à sa clientèle ou en créant des incitations pour accroître l’efficacité énergétique des immeubles. Elle veut aussi agir pour que les obstacles – mécanismes d’incitation et de pilotage ou bases de données servant au calcul des émissions financées, par exemple – s’élevant sur le chemin vers le zéro net puissent être surmontés. C’est pourquoi la BCBE a rejoint diverses initiatives (cf. Affiliations et initiatives) et s’est engagée à réduire les émissions nettes de ses portefeuilles de crédits et de placements à zéro d’ici à 2050.
En 2024, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), en collaboration avec le Secrétariat d’État aux questions financières internationales (SFI), a mené un test climatique intitulé « Test climatique PACTA 2024 » (Paris Agreement Capital Transition Assessment) sur le marché financier suisse. La BCBE a participé pour la troisième fois à cette analyse volontaire, tant avec ses portefeuilles de placement qu’avec son portefeuille hypothécaire. Elle a ainsi contribué, avec les 33 autres banques ayant pris part au test, à accroître la transparence sur les progrès réalisés par le marché financier suisse en vue d’atteindre des objectifs climatiques.
La BCBE s’est fixé des objectifs climatiques en se fondant sur des données scientifiques, dans le but de réduire ses émissions nettes à zéro d’ici à 2050.
En 2023, la BCBE a calculé et publié pour la première fois les émissions financées par son portefeuille de crédits. Elle a défini des objectifs climatiques en se fondant sur des données scientifiques pour son portefeuille hypothécaire ainsi que des objectifs intermédiaires à l’horizon 2030 (cf. Objectifs et chiffres-clés).
Les calculs des émissions ont été effectués conformément aux exigences des normes PCAF (« The Global GHG Accounting and Reporting Standard Part A : Financed Emissions, Second Edition 2022 »). Pour cette raison, le portefeuille de crédit est divisé en catégories d’actifs tel que défini par le PCAF : hypothèques pour des immeubles d’habitation (mortgages), hypothèques pour d’autres immeubles (commercial real estate) et crédits d’entreprise (business loans and unlisted equity).
Des informations détaillées sur la définition et le suivi des objectifs climatiques ainsi que sur les calculs d’émissions figurent dans le Rapport sur les émissions financées et les objectifs de net zéro intermédiaires.
Pour atteindre les objectifs climatiques qu’elle a définis pour son portefeuille hypothécaire, la BCBE a intensifié ses efforts dans le domaine de la rénovation énergétique. Elle entend augmenter le taux d’assainissement des bâtiments en insistant particulièrement, auprès de sa clientèle mais aussi de nouvelles clientes et nouveaux clients, sur le remplacement des systèmes de chauffage à énergie fossile. Le passage à des systèmes de chauffage fonctionnant à énergie renouvelable est le moyen le plus efficace pour réduire les émissions.
Pour accroître le taux d’assainissement, elle mise sur le planificateur d’assainissement myky. Cet outil est utilisé depuis début 2024 pour sensibiliser et informer la clientèle lors des entretiens-conseil et pour aider les propriétaires à planifier les travaux d’assainissement (cf. Plateforme myky dédiée à la propriété du logement durable).
Au printemps 2025, la BCBE a remplacé son hypothèque Rénovation éco par les hypothèques myky (cf. Hypothèques myky à taux préférentiel) et lancé des mesures ciblées de prospection du marché. La banque table sur une hausse du taux d’assainissement pour atteindre son objectif intermédiaire de zéro émission nette d’ici 2030. Elle a présenté ces mesures pour la première fois dans la feuille de route de zéro émission net dans le domaine des hypothèques en août 2024. Ci-après la feuille de route mise à jour :
Il convient de noter que l’efficacité des différentes mesures dans l’économie réelle et la part de leur effet imputable à la BCBE ne peuvent pas être déterminées ou chiffrées avec certitude. La BCBE sensibilise et informe ses clientes et clients en matière de rénovation durable des bâtiments, leur montre leurs possibilités et leur propose des incitations financières, mais c’est toujours la clientèle qui décide si et quand elle souhaite réaliser des travaux. De nombreux facteurs influencent cette décision.
La BCBE est néanmoins convaincue que son initiative, associée aux mesures prises par d’autres entreprises, par les cantons et par la Confédération, contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre à long terme et à atteindre zéro émission nette. Il en va de même pour d’autres mesures qui, sans entraîner une réduction directe et immédiate des émissions, posent les jalons de futures mesures de pilotage et de réduction. Il s’agit notamment de fixer des objectifs climatiques et des trajectoires de réduction et de garantir la transparence quant au degré d’atteinte de ces objectifs.
En 2023, la BCBE a pour la première fois calculé et publié les émissions financées par son portefeuille de placements, ses participations et les fonds BCBE. En 2024, elle a défini des objectifs climatiques basés sur des données scientifiques pour ses placements, ses participations et les fonds BCBE (cf. Objectifs et chiffres-clés). La banque tient ainsi sa promesse de contribuer, dans le domaine des placements également, à la réalisation de l’objectif zéro net de l’économie.
Les calculs des émissions dans le portefeuille de placement de la BCBE ont été effectués conformément aux exigences des normes PCAF (« The Global GHG Accounting and Reporting Standard Part A : Financed Emissions, Second Edition 2022 ») en prenant en compte les classes d’actifs suivantes : actions cotées en bourse, obligations d’entreprises cotées en bourse, emprunts souverains, fonds de tiers utilisés dans des portefeuilles de placement. Les données d’émissions sont fournies par ISS Sustainability Solutions ; elles livrent des informations sur des actions et obligations d’entreprises cotées. Le calcul des émissions englobe les émissions des scopes 1, 2 et 3 conformément aux normes PCAF. Pour déterminer les émissions des pays et des entreprises pour lesquels aucune donnée d’émission n’est disponible, des informations de la banque de données PCAF et de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) ont été utilisées. En collaboration avec l’équipe Climate Analytics d’ISS Sustainability Solutions, les calculs des émissions pour le portefeuille de placement ont été vérifiés et plausibilisés à la lumière d’un portefeuille modèle représentatif.
Concernant les actions cotées en bourse, les émissions financées ont été calculées pour chaque position en actions de la BCBE à l’aide de données fournies par ISS Sustainability Solutions, qui livre des données d’émissions pour les entreprises cotées en bourse réparties par scope (1, 2 et 3). Pour déterminer les émissions financées du point de vue de la BCBE et selon les normes PCAF, les émissions annuelles d’une entreprise sont calculées sur la base du rapport entre l’encours et la valeur de marché de l’entreprise.
Des informations détaillées sur la définition et le suivi des objectifs climatiques ainsi que sur les calculs d’émissions figurent dans le Rapport sur les émissions financées et les objectifs de net zéro intermédiaires et dans le Rapport sur les objectifs intermédiaires de zéro émission nette dans le segment des placements.
La BCBE souhaite que les objectifs climatiques déploient des effets dans l’économie réelle. Elle ne souhaite pas atteindre les objectifs définis pour le segment des placements en réduisant l’univers des placements ou en jouant sur les pondérations de titres au sein de ses portefeuilles. Elle mise plutôt sur l’actionnariat actif, c’est-à-dire l’exercice des droits de vote et le dialogue avec les entreprises.
En 2024, la BCBE a élargi ses activités d’engagement dans le domaine de la protection du climat et a rejoint des initiatives collectives (cf. La BCBE, un investisseur actif). En s’engageant en faveur du climat, la BCBE vise à réaliser les objectifs suivants :
Plus d’informations sur les mesures engagées afin d’atteindre zéro émission nette dans la feuille de route de zéro émission nette pour les placements.
Il convient de noter que l’efficacité des différentes mesures dans l’économie réelle et la part de leur effet imputable à la BCBE ne peuvent pas être déterminées ou chiffrées avec certitude.
La BCBE est néanmoins convaincue que son initiative, associée aux mesures prises par d’autres entreprises, par les cantons et par la Confédération, contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre à long terme et à atteindre zéro émission nette. Il en va de même pour d’autres mesures qui, sans entraîner une réduction directe et immédiate des émissions, posent les jalons de futures mesures de pilotage et de réduction. Il s’agit notamment de fixer des objectifs climatiques et des trajectoires de réduction et de garantir la transparence quant au degré d’atteinte de ces objectifs.
Les mesures que la BCBE a prises pour réduire ses propres émissions opérationnelles, les objectifs intermédiaires basés sur des données scientifiques qu’elle s’est fixés pour atteindre l’objectif de zéro net et les mesures énoncées dans la feuille de route de zéro émission nette (ou plan de transition) pour l’écologie d’entreprise figurent sous la rubrique Écologie d’entreprise.
Les aspects environnementaux sont également pris en considération dans le cadre de l’approvisionnement : tant les fournisseurs que les produits et prestations doivent répondre aux normes écologiques en vigueur et, dans la mesure du possible, être issus du rayon d’activité de la banque (cf. Approvisionnement).
De plus amples informations sur les produits et prestations au moyen desquels la BCBE contribue à la préservation de l’environnement figurent au chapitre Pour la clientèle.
La BCBE évalue les conséquences du changement climatique dans le cadre de sa gestion des risques (cf. Rapport de gestion > Gestion des risques), en s’appuyant sur les initiatives nationales et internationales visant à améliorer les rapports établis sur les risques financiers liés au climat. Ceux-ci sont évalués dans les catégories de risques existantes.
Les risques se rapportant au réseau de sites de la banque ou à la garantie des services bancaires sont étudiés dans le cadre du Business Continuity Management (BCM) et de la gestion de crise, et des plans de poursuite de l’activité sont dûment définis. Les prestations des principaux fournisseurs sont par ailleurs prises en compte.
Le changement climatique offre également des opportunités à la BCBE : des choix de politique énergétique, une hausse des prix de l’énergie ainsi qu’une sensibilité accrue de la population ouvrent de nouvelles perspectives, notamment en termes de financement (projets visant à accroître l’efficacité énergétique ou liés aux énergies renouvelables) et de produits de placement spécifiques.
À cet égard, l’engagement de longue date en faveur de l’environnement et la politique d’affaires responsable de la BCBE constituent un atout. Ne consommant comparativement que peu d’énergie, la BCBE profite en outre de la redistribution de la taxe sur le CO2. La banque affecte ces montants à des mesures de protection du climat, notamment à la compensation ou à la neutralisation de ses émissions de CO2 (cf. Compensation des émissions résiduelles). Pour ce faire, la BCBE a établi un prix interne du CO2 afin de créer une incitation financière à réduire les émissions et de sensibiliser aux coûts engendrés par l’impact environnemental.
Catégorisation et procédure : la BCBE place les risques financiers liés au changement climatique dans la catégorie des autres risques (« émergents »). Bien qu’ils influencent le profil de risque de la banque, ils ne font actuellement pas partie des risques principaux affectant l’activité économique et la stratégie de l’établissement financier à moyen ou long terme.
La BCBE évalue ses risques financiers liés au changement climatique principalement dans le cadre d’un processus annuel qualitatif validé par des spécialistes. Ce processus est supervisé par des équipes mixtes issues des unités organisationnelles Gestion des risques, Développement durable, Gestion des crédits et Investment Strategy.
L’identification des facteurs de risque liés au changement climatique a été réalisée sur la base du modèle du CDP (anciennement Carbon Disclosure Project). Les facteurs de risque sont classés en « risques physiques » (subdivisés en « risques physiques aigus » et « risques physiques chroniques ») ou en « risques de transition » :
Risques physiques aigus
Risques physiques chroniques
Risques de transition
Appréciation qualitative : en s’appuyant sur une méthodologie interne, la BCBE examine chaque facteur de risque en fonction de sa pertinence concernant ses activités commerciales. Elle décrit et évalue qualitativement le risque inhérent résultant de la combinaison du facteur de risque et de l’activité commerciale. Un profil de risque est établi pour chaque facteur de risque et chaque activité commerciale concernée avec des niveaux d’importance élevée, moyenne, faible ou nulle, pour les horizons temporels suivants : à court terme (jusqu’à trois ans), à moyen terme (de trois à huit ans) et à long terme (plus de huit ans). En outre, le risque estimé est attribué à une ou plusieurs catégories de risques classiques, en particulier le risque opérationnel (y compris les conséquences financières des risques juridiques), le risque de crédit, le risque de marché ou le risque stratégique (y compris le risque d’exploitation lié à la demande de la clientèle). Un dépassement critique du nombre de risques d’importance moyenne ou un risque d’importance élevée justifie un profil de risque en dehors du seuil de tolérance. Les résultats sont présentés chaque année dans le rapport « Contrôle des risques ».
Évaluation quantitative : le modèle d’affaires de la BCBE repose sur les opérations de crédit, tandis que les placements jouent un rôle complémentaire. C’est pourquoi, outre l’évaluation qualitative décrite, une évaluation quantitative approfondie du portefeuille de crédits de la BCBE est effectuée depuis 2024. L’activité de crédit est principalement axée sur les affaires hypothécaires : plus de 90 % des crédits octroyés à la clientèle sont des hypothèques destinées à financer des biens immobiliers. En conséquence, des indicateurs ont été utilisés dans le domaine des risques physiques pour estimer d’éventuels dommages causés aux bâtiments en cas d’évènement naturel. Concernant les risques de transition, des pertes potentielles ont été calculées dans le cadre d’un scénario de transition. De plus amples détails suivent ci-après.
À l’avenir, la banque prévoit d’utiliser davantage de critères quantitatifs pour évaluer les risques financiers liés au climat. Elle acquiert en permanence de nouvelles connaissances et elle doit évaluer les avantages et inconvénients de différentes méthodes et approches. Des méthodes nouvelles (ou améliorées) et des analyses supplémentaires seront certainement appliquées à l’avenir. Celles-ci seront évaluées et étendues dans le cadre du processus décrit ci-dessus.
En résumé : l’évaluation qualitative et partiellement quantitative effectuée ne fait ressortir aucun risque d’une grande importance pour la BCBE. Le profil de risque en matière de risques financiers liés au climat demeure ainsi conforme à l’appétence au risque définie. Pour cette raison, aucun budget n’a été établi pour la gestion des risques et aucune autre mesure n’a été définie au sein du cadre d’appétence au risque de la BCBE (cf. Rapport de gestion > Évaluation et gestion des risques au niveau de l’ensemble de la banque [cadre d’appétence au risque]). Par rapport à l’exercice précédent, les évaluations n’ont pas été modifiées, car aucune détérioration importante de l’appréciation qualitative ou des chiffres-clés sous-jacents n’a été constatée. Le fait que l’évaluation reste stable indique que, du point de vue de la banque, la situation en matière de risques n’a pas changé de manière significative. Il est toutefois judicieux d’assurer un suivi continu, étant donné que les réglementations, la situation sur les marchés ou les conditions climatiques sont susceptibles de changer. Les risques d’importance moyenne sont décrits ci-après. Ils concernent principalement les risques physiques liés à des phénomènes météorologiques extrêmes, les réglementations liées à l’adaptation au changement climatique dans les opérations de crédit, les placements et la réputation de la BCBE.
Les effets du changement climatique et les multiples efforts visant à le limiter présentent plusieurs risques et opportunités pour les établissements financiers. La matérialité et l’horizon temporel des risques liés au changement climatique sont particulièrement incertains, de même que la politique climatique, et donc les trajectoires de transition propres à chaque secteur économique. De plus, des défis d’ordre technologique ou liés aux données rendent plus difficiles l’évaluation fiable et la mesure précise des risques financiers liés au changement climatique.
Dans un tel contexte, il est essentiel d’aborder les effets du changement climatique de manière stratégique. La BCBE s’appuie à cet effet sur des analyses de compatibilité climatique basées sur des scénarios qui permettent d’évaluer et de quantifier de manière systématique les risques financiers liés au changement climatique en explorant diverses options stratégiques. Ces analyses examinent les effets potentiels sur la stratégie de la BCBE et servent de base à l’élaboration de mesures tactiques, notamment dans le cadre de la planification financière.
Les réflexions sur le positionnement des affaires dans le domaine du développement durable étayent les analyses stratégiques pour l’avenir et influencent l’orientation opérationnelle de la banque. Le risque de pertes financières dues à des risques liés au changement climatique ne représente que l’un des aspects de cette problématique.
Selon l’évaluation des risques décrite précédemment, les risques financiers liés au changement climatique se situent actuellement dans la limite de l’appétence au risque de la BCBE, de sorte que les conclusions de l’analyse des risques n’entraînent pas de modifications stratégiques majeures jusqu’à présent.
Les opportunités et les risques associés au changement climatique et à la mise en œuvre de mesures pour atteindre zéro émission nette d’ici 2050 ont, selon l’analyse qualitative et quantitative actuelle, un impact faible dans le cadre d’une transition ordonnée (scénario NGFS « Net Zero 2050 ») et un impact négligeable dans une transition désordonnée vers la neutralité climatique (scénario NGFS « Disorderly Delayed Transition ») sur les opportunités et les risques financiers de la BCBE. Ces effets globalement faibles s’expliquent principalement par le modèle d’affaires de la BCBE, qui repose sur une politique de crédit prudente, fortement ancrée dans le marché hypothécaire régional. Néanmoins, les risques financiers identifiés dans l’analyse sont intégrés et pris en compte dans la planification financière annuelle à moyen terme évolutive, avec un horizon de planification supérieur à trois ans. Les dépenses pour la protection de l’environnement sont comprises dans les budgets des unités organisationnelles ; elles ne font pas l’objet d’une quantification distincte.
Personne ne sait comment le changement climatique évoluera et si les mesures déjà engagées et celles qui le seront à l’avenir permettront de l’atténuer de manière significative. De même, il est impossible de prévoir l’ampleur exacte des risques liés au changement climatique.
Les conséquences des risques physiques et des risques de transition varieront considérablement en fonction de l’évolution des scénarios climatiques définis. Cependant, les analyses réalisées jusqu’à présent montrent que la BCBE est fondamentalement résiliente face au changement climatique. Même si le changement climatique et les risques qui en découlent s’aggravaient, la BCBE serait probablement peu affectée. Elle semble plus vulnérable face aux risques de transition, car les risques physiques, à l’exception du risque d’inondation, sont considérés comme faibles et sont actuellement presque entièrement couverts par les assurances bâtiment comme des dommages dus à des évènements naturels.
Néanmoins, la BCBE serait davantage affectée par les effets des risques climatiques si la transition vers la neutralité carbone se faisait de manière désordonnée plutôt que de manière ordonnée. Elle a donc tout intérêt à ce qu’une politique de protection du climat efficace soit mise en place tôt pour limiter les risques de transition, et à ce qu’elle soit renforcée progressivement si nécessaire.
La BCBE souligne que les analyses de scénarios constituent une méthode en développement qui pose des difficultés pour établir des projections. En effet, ces projections dépendent d’un certain nombre d’hypothèses, qui peuvent, dans une mesure variable, être influencées par la disponibilité des données et l’induction.
Il est important de préserver la biodiversité pour assurer la survie des espèces végétales et animales et conserver des écosystèmes naturels garantissant la qualité de l’eau et de l’air.
L’influence potentielle de la BCBE sur la biodiversité est de nature indirecte, puisqu’elle s’exerce par ses portefeuilles de crédits et de placements. Jusqu’à présent, les critères de biodiversité n’étaient pas explicitement et systématiquement pris en compte dans les processus de crédit et de placement. Ils sont toutefois implicitement intégrés dans la définition des univers de placement de la BCBE (cf. Le développement durable dans toutes les formules de placement de la BCBE) :
Par conséquent, les entreprises qui ont une grande influence sur la biodiversité et qui ont pris (trop) peu de mesures pour minimiser les effets négatifs auront des difficultés à obtenir une note de développement durable qui leur permette d’intégrer l’univers des placements à caractère durable de la BCBE.
Afin d’exercer son influence en tant qu’investisseur, la BCBE a initié en 2024 un dialogue actif avec les entreprises dans le domaine de la biodiversité (cf. La BCBE, un investisseur actif).
Dans sa Charte de développement durable, la BCBE a défini les objectifs suivants (vue d’ensemble du degré de réalisation des objectifs, cf. Degré de réalisation des objectifs) :
De plus, la BCBE a défini en 2024 les objectifs suivants :
Le jour de référence pour les valeurs indiquées sous cette rubrique est le 30 septembre.
Tableau Secteurs à forte intensité carbone dans le portefeuille de crédits de la BCBE1
Part en pourcentage du portefeuille de crédit | ||
2025 | 2024 | |
Portefeuille hypothécaire | ||
Hypothèques | 92,8% | 91,0% |
Immeubles d’habitation | 68,9% | 68,3% |
Autres immeubles | 23,9% | 22,7% |
Portefeuille des crédits d’entreprise | ||
Total des crédits aux entreprises de secteurs à forte intensité carbone | 1,3% | 1,3% |
Énergie | 0,3% | 0,4% |
Pétrole et gaz | ||
Charbon | ||
Production d’énergie | 0,3% | 0,4% |
Transport | 0,3% | 0,3% |
Transport aérien | ||
Transport maritime | 0,0% | 0,0% |
Transport routier | 0,2% | 0,2% |
Transport ferroviaire | 0,1% | 0,1% |
Bâtiment et matériaux | 0,6% | 0,5% |
Métaux et exploitation minière, y c. aluminium, fer et acier | 0,1% | 0,2% |
Produits chimiques | 0,0% | 0,0% |
Matériaux de construction, y c. ciment | 0,1% | 0,1% |
Promotion et gestion immobilières | 0,4% | 0,3% |
Agriculture et sylviculture, denrées alimentaires | 0,1% | 0,2% |
Industrie des boissons | 0,0% | 0,0% |
Agriculture | 0,0% | 0,0% |
Denrées alimentaires | 0,1% | 0,1% |
Sylviculture et produits sylvicoles | 0,0% | 0,1% |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
La catégorisation par secteurs à forte intensité carbone est basée sur les critères de l’Alliance bancaire Net Zéro (Net-Zero Banking Alliance, NZBA) et de la Task Force on Climate-Related Financial Disclosure (TCFD). Une répartition précise des secteurs à forte intensité carbone figure dans l’annexe du Rapport sur les émissions financées et les objectifs de net zéro intermédiaires.
La catégorisation du portefeuille de crédits par secteurs à forte intensité carbone n’a que légèrement changé par rapport à l’exercice précédent. Le portefeuille hypothécaire représente toujours de loin la plus grande part du portefeuille de crédits (près de 93 %) et constitue le cœur de métier de la BCBE. Les secteurs à forte intensité carbone ne représentent qu’environ 18 % des crédits d’entreprise.
Tableau Émissions des immeubles d’habitation et des autres immeubles1
Unité | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | |
Immeubles d’habitation | |||||
Intensité en CO2 | kg éq. CO2/m2 | 25,9 | 27,3 | 30,3 | 29,2 |
t éq. CO2/mio de CHF | 6 | 7 | 7 | 7 | |
Émissions en valeur absolue | t éq. CO2 | 129 921 | 134 818 | 147 722 | 142 477 |
Score PCAF2 | 4,0 | 4,0 | 4,0 | 4,0 | |
Autres immeubles | |||||
Intensité en CO2 | kg éq. CO2/m2 | 26,0 | 31,6 | 33,7 | 34,5 |
t éq. CO2/mio de CHF | 11 | 11 | 14 | 13 | |
Émissions en valeur absolue | t éq. CO2 | 85 235 | 74 790 | 92 937 | 85 349 |
Score PCAF2 | 4,0 | 4,0 | 4,0 | 4,0 |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2Indique le niveau de qualité des données. Échelle 1-5 (1 = meilleure qualité).
S’agissant des immeubles d’habitation, les données ont pu être améliorées depuis les premières mesures en 2022. La part de chauffages à énergie fossile ayant reculé par rapport à l’exercice précédent, les émissions de CO2 par mètre carré ont également baissé. La trajectoire de réduction visée en 2025 était de 23,5 kilogrammes équivalent CO2 par mètre carré.
La Suisse vise la neutralité carbone dans le secteur du bâtiment, notamment. Dans cette optique, il faudra intensifier les efforts pour passer à des systèmes de chauffage à énergie renouvelable. La BCBE a élaboré des mesures visant à accroître le taux d’assainissement, ce qui a un impact positif sur les émissions de CO2 et, partant, sur la trajectoire de réduction (cf. Promotion des financements à caractère durable).
Pour les autres immeubles également, l’intensité carbone par mètre carré s’est améliorée par rapport à l’exercice précédent. Alors qu’environ deux tiers de l’amélioration s’expliquent notamment par une part plus faible de systèmes de chauffage à énergie fossile, un tiers est dû à une mise à jour du modèle de calcul de la consommation d’énergie. La trajectoire de réduction visée en 2025 était de 29,5 kilogrammes équivalent CO2 par mètre carré.
Tableau Émissions des crédits d’entreprise1
Unité | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | |
Crédits d’entreprise | |||||
Émissions en valeur absolue (scopes 1 et 2) | t éq. CO2 | 50 949 | 56 848 | 56 032 | 52 105 |
Émissions en valeur absolue (scope 3) | t éq. CO2 | 298 010 | 367 569 | 322 746 | 376 448 |
Score PCAF2 | 4,2 | 4,3 | 4,2 | 4,2 |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2Indique le niveau de qualité des données. Échelle 1-5 (1 = meilleure qualité).
En ce qui concerne les crédits d’entreprise, les valeurs d’émission souffrent d’une grande incertitude d’estimation et peuvent être significativement influencées par certaines valeurs extrêmes. Il en résulte une volatilité élevée des valeurs.
Le jour de référence pour les valeurs indiquées sous cette rubrique est le 30 septembre.
Le tableau suivant fournit un aperçu des chiffres-clés et des indicateurs relatifs aux risques et opportunités liés au changement climatique dans les placements (tant pour les placements et participations que pour les fonds BCBE). De plus amples informations figurent ci-après. Outre les chiffres-clés qui reflètent l’état actuel, des indicateurs prospectifs sont également utilisés.
Catégorie | Chiffre-clé |
Risques liés au changement climatique (état actuel) | Note climatique (Carbon Risk Rating) |
Risques transitoires (état actuel) | Secteurs à forte intensité carbone |
Intensité carbone | |
Risques transitoires (transition vers zéro émission nette) | Exposition aux combustibles fossiles et aux énergies renouvelables |
Risques transitoires (transition vers zéro émission nette, compatibilité climatique) | Objectifs climatiques |
Potentiel de réchauffement planétaire (Implied Temperature Rise) | |
Opportunités liées au changement climatique | Contribution à l'ODD 13 (mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques) |
La BCBE s’est largement appuyée sur les Swiss Climate Scores pour sélectionner les chiffres-clés pour les risques financiers liés au changement climatique. En Suisse, les Swiss Climate Scores sont considérés comme une référence en matière de transparence concernant la compatibilité climatique et les risques climatiques des placements. La BCBE est soutenue par ISS Sustainability Solutions (anciennement ISS ESG) pour la sélection des chiffres-clés. Les chiffres-clés mentionnés ci-dessous sont majoritairement basés sur leurs données. Lorsque les données d’émission d’ISS Sustainability Solutions ne sont pas disponibles, la BCBE utilise surtout les données du PCAF pour estimer les émissions.
La couverture générale (c’est-à-dire les instruments pouvant être associés) s’élève à 94,0 % (2024 : 92,7 %) pour les placements et participations, et à 99,6 % (2024 : 98,8 %) pour les fonds BCBE. Les pourcentages indiqués sont ramenés ci-après à une base de 100 % et constituent ainsi la référence pour les données ultérieures.
La BCBE développe sans cesse ses chiffres-clés climatiques. Elle a pour objectif d’établir des chiffres-clés pertinents et fiables qui l’aident à atteindre ses objectifs climatiques et de gérer et de surveiller les impacts financiers potentiels des risques et opportunités climatiques sur ses affaires. Le cas échéant, elle déduit des mesures de gestion de portefeuille.
Tableau Secteurs à forte intensité carbone (placements et participations)1
Volume de placement en pourcentage | Émissions en valeur absolue (t CO2) | Intensité carbone (t CO2/mio de CHF investi) | ||||
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
Total des secteurs à forte intensité carbone2 | 11,7% | 12,2% | 127 545 | 140 752 | 494 | 597 |
Énergie | 2,0% | 2,3% | 86 138 | 92 898 | 1 932 | 2 114 |
Pétrole et gaz | ||||||
Charbon | ||||||
Production d’énergie | 2,0% | 2,3% | 86 138 | 92 898 | 1 932 | 2 114 |
Transport | 6,2% | 5,4% | 14 124 | 8 361 | 103 | 80 |
Transport aérien | 0,0% | 0,0% | 844 | 1 037 | 1 499 | 1 513 |
Transport maritime | 0,1% | 0,0% | 860 | 269 | 530 | 386 |
Transport routier | 5,8% | 5,3% | 10 070 | 7 040 | 78 | 68 |
Transport ferroviaire | 0,2% | 0,0% | 2 351 | 15 | 461 | 151 |
Bâtiment et matériaux | 2,1% | 2,5% | 15 691 | 26 349 | 342 | 541 |
Métaux et exploitation minière, y c. aluminium, fer et acier | 0,9% | 0,8% | 3 732 | 3 647 | 198 | 220 |
Produits chimiques | 0,6% | 0,8% | 6 678 | 6 657 | 535 | 451 |
Matériaux de construction, y c. ciment | 0,1% | 0,3% | 4 906 | 15 659 | 1 530 | 2 407 |
Promotion et gestion immobilières | 0,5% | 0,6% | 375 | 386 | 33 | 35 |
Agriculture et sylviculture, denrées alimentaires | 1,4% | 2,0% | 11 592 | 13 145 | 369 | 341 |
Industrie des boissons | ||||||
Agriculture | ||||||
Denrées alimentaires | 1,4% | 1,9% | 11 469 | 12 985 | 372 | 344 |
Sylviculture et produits sylvicoles | 0,0% | 0,0% | 124 | 159 | 212 | 207 |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2La couverture du portefeuille s'élève à 99,7 % (2024 : 99,8 %).
La catégorisation par secteurs à forte intensité carbone est basée sur les critères de la NZBA et de la TCFD. Une répartition précise des secteurs à forte intensité carbone figure dans l’annexe du Rapport sur les émissions financées et les objectifs de net zéro intermédiaires. Les émissions englobent les scopes 1 à 3.
Le volume de placement en pourcentage correspond à la part du volume de placement dans les secteurs indiqués dans le volume global (hors doublons, aux prix du marché) de 2,5 milliards de francs au 30 septembre 2024 ou de 3,1 milliards de francs au 30 septembre 2025 et couvre les placements financiers et les participations en compte propre.
Tableau Secteurs à forte intensité carbone (fonds BCBE)1
Volume de placement en pourcentage | Émissions en valeur absolue (t CO2) | Intensité carbone (t CO2/mio de CHF investi) | ||||
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | |
Total des secteurs à forte intensité carbone2 | 14,7% | 16,3% | 394 181 | 473 309 | 641 | 766 |
Énergie | 2,7% | 3,0% | 120 952 | 198 397 | 1 072 | 1 760 |
Pétrole et gaz | 0,1% | 0,1% | 17 551 | 19 012 | 3 412 | 3 670 |
Charbon | 0,0% | 0,0% | 6 708 | 6 384 | 5 415 | 4 266 |
Production d’énergie | 2,5% | 2,8% | 96 693 | 173 002 | 908 | 1 631 |
Transport | 0,9% | 1,1% | 14 122 | 10 001 | 365 | 231 |
Transport aérien | 0,0% | 0,0% | 747 | 450 | 1 286 | 1 250 |
Transport maritime | 0,3% | 0,2% | 7 283 | 2 865 | 544 | 452 |
Transport routier | 0,2% | 0,2% | 1 431 | 2 103 | 205 | 227 |
Transport ferroviaire | 0,4% | 0,7% | 4 660 | 4 582 | 262 | 168 |
Bâtiment et matériaux | 6,3% | 6,5% | 162 226 | 171 769 | 616 | 699 |
Métaux et exploitation minière, y c. aluminium, fer et acier | 2,0% | 1,7% | 51 198 | 32 595 | 621 | 512 |
Produits chimiques | 1,6% | 2,0% | 54 272 | 37 847 | 807 | 507 |
Matériaux de construction, y c. ciment | 0,9% | 1,2% | 54 408 | 98 951 | 1 408 | 2 190 |
Promotion et gestion immobilières | 1,8% | 1,6% | 2 348 | 2 376 | 31 | 38 |
Agriculture et sylviculture, denrées alimentaires | 4,8% | 5,7% | 96 881 | 93 141 | 483 | 431 |
Industrie des boissons | 0,2% | 0,2% | 2 382 | 2 126 | 341 | 284 |
Agriculture | 0,0% | 0,0% | 326 | 770 | 1 674 | 3 282 |
Denrées alimentaires | 4,4% | 4,8% | 90 298 | 77 252 | 493 | 427 |
Sylviculture et produits sylvicoles | 0,2% | 0,7% | 3 874 | 12 993 | 384 | 473 |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2La couverture du portefeuille s'élève à 98,5 % (2024 : 97,8 %).
Les explications à propos de la catégorisation par secteurs à forte intensité carbone figurent plus haut.
Le volume de placement en pourcentage correspond à la part du volume de placement dans les secteurs indiqués dans le volume global (hors doublons, aux prix du marché) de 3,8 milliards de francs au 30 septembre 2024 ou de 4,2 milliards de francs au 30 septembre 2025 et couvre tous les fonds BCBE.
Tableau Note climatique (Carbon Risk Rating)1
Unité | 2025 | 2024 | |
Placements et participations | |||
Note climatique (Carbon Risk Rating) totale | 49,7 | 49,6 | |
Note climatique non disponible | % | 7% | 8% |
Mauvaise gestion climatique (note entre 0 et 24,9) | % | 0% | 0% |
Gestion climatique moyenne à bonne (note entre 25 et 49,9) | % | 78% | 78% |
Très bonne gestion climatique (note supérieure à 50) | % | 14% | 14% |
Fonds BCBE | |||
Note climatique (Carbon Risk Rating) totale | 56,2 | 54,9 | |
Note climatique non disponible | % | 10% | 11% |
Mauvaise gestion climatique (note entre 0 et 24,9) | % | 1% | 1% |
Gestion climatique moyenne à bonne (note entre 25 et 49,9) | % | 32% | 32% |
Très bonne gestion climatique (note supérieure à 50) | % | 57% | 56% |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
La note climatique (Carbon Risk Rating) indique dans quelle mesure les émetteurs prennent en compte le thème du climat dans leurs activités, réduisent au minimum les risques en la matière et se positionnent dans le processus de transition vers une économie respectueuse de l’environnement. La note va de 0 à 100, une note entre 0 et 24,9 indiquant une faible performance en gestion climatique, une note entre 25 et 49,9, une performance moyenne à bonne, et une note supérieure ou égale à 50, une très bonne performance. La note climatique moyenne s’élève à 49,7 (2024 : 49,6) pour les placements et participations, et à 56,2 (2024 : 54,9) pour les fonds BCBE.
L’univers de placement est défini en tenant compte de la note climatique. Les émetteurs affichant une note médiocre (<25) sont en principe exclus de l’univers de placement de la BCBE, sauf s’ils passent avec succès une analyse de durabilité approfondie.
Tableau Intensité carbone1
Unité | 2025 | 2024 | |
Placements et participations2 | |||
Empreinte carbone (scopes 1 et 2) | t éq. CO2/mio CHF investi | 4,0 | 9,0 |
Empreinte carbone (scope 3) | t éq. CO2/mio CHF investi | 104,3 | 103,5 |
Intensité carbone (scopes 1 et 2) | t éq. CO2/mio CHF de produits | 9,4 | 18,0 |
Intensité carbone (scope 3) | t éq. CO2/mio CHF de produits | 410,4 | 362,8 |
Fonds BCBE3 | |||
Empreinte carbone (scopes 1 et 2) | t éq. CO2/mio CHF investi | 22,1 | 34,5 |
Empreinte carbone (scope 3) | t éq. CO2/mio CHF investi | 382,2 | 332,1 |
Intensité carbone (scopes 1 et 2) | t éq. CO2/mio CHF de produits | 57,4 | 67,2 |
Intensité carbone (scope 3) | t éq. CO2/mio CHF de produits | 1097,0 | 750,0 |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2La couverture du portefeuille s'élève à 99,7 % (2024 : 99,8 %) pour l'empreinte carbone et à 99,1 % (2024 : 99,1 %) pour l'intensité carbone.
3La couverture du portefeuille s'élève à 99,2 % (2024 : 98,7 %) pour l'empreinte carbone et à 96,7 % (2024 : 95,0 %) pour l'intensité carbone.
L’empreinte carbone représente la somme des émissions de gaz à effet de serre des entreprises figurant dans les placements et les participations ou dans les fonds de la BCBE, proportionnellement à leur part dans le portefeuille.
Pour déterminer l’intensité, les émissions financées du portefeuille sont rapportées à la part totale du chiffre d’affaires attribuée au portefeuille. La prise en compte du chiffre d’affaires permet de corriger l’indicateur de la taille de l’entreprise.
Tableau Exposition aux combustibles fossiles et aux énergies renouvelables1
Unité | 2025 | 2024 | |
Placements et participations2 | |||
Part du portefeuille investie dans des entreprises actives dans le secteur du charbon | % | 0,7% | 0,8% |
Part du portefeuille investie dans des entreprises actives dans le secteur d'autres combustibles fossiles | % | 1,8% | 2,4% |
Part du chiffre d'affaires du portefeuille investie dans le secteur des énergies renouvelables | % | 0,1% | 0,1% |
Fonds BCBE3 | |||
Part du portefeuille investie dans des entreprises actives dans le secteur du charbon | % | 0,9% | 0,8% |
Part du portefeuille investie dans des entreprises actives dans le secteur d'autres combustibles fossiles | % | 8,2% | 8,1% |
Part du chiffre d'affaires du portefeuille investie dans le secteur des énergies renouvelables | % | 0,4% | 0,6% |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2La couverture du portefeuille s'élève à 98,9 % (2024 : 99,1 %).
3La couverture du portefeuille s'élève à 96,6 % (2024 : 96,1 %).
Les milieux scientifiques s’accordent sur la nécessité de sortir du charbon et, de manière générale, des combustibles fossiles et sur le fait qu’il faut investir dans les énergies renouvelables pour faciliter la transition vers le zéro net. Les activités concernées englobent l’ensemble de la chaîne de création de valeur et vont de l’exploration, de l’exploitation minière, de l’extraction et de la production, à la transformation, au stockage, au raffinage ou à la distribution, en passant par le transport, le stockage et le négoce. Lorsqu’une entreprise est classée comme exposée, la valeur totale de l’entreprise dans le portefeuille est déclarée.
L’énergie renouvelable est une forme d’énergie issue de sources ou de processus naturels qui se régénèrent en permanence. Les types les plus connus sont l’énergie éolienne, l’énergie solaire, la géothermie, l’énergie hydraulique et la biomasse. Lorsqu’une entreprise génère des revenus liés aux énergies renouvelables (par exemple, des produits, des services, des projets d’infrastructure favorisant le développement, la distribution ou la production d’énergies renouvelables), une méthode d’agrégation basée sur une moyenne pondérée par la valeur de marché, calculée à partir des revenus des entreprises du portefeuille, est appliquée.
Tableau Objectifs climatiques1, 2
Unité | 2025 | 2024 | |
Placements et participations | |||
Aucun objectif climatique | % | 38% | 39% |
Objectif climatique pas ambitieux | % | 2% | 7% |
Objectif climatique disponible (total, déterminé et approuvé par SBTi) | % | 60% | 54% |
Objectif climatique ambitieux | % | 10% | 5% |
Déterminé par SBTi | % | 7% | 12% |
Approuvé par SBTi | % | 43% | 38% |
Fonds BCBE | |||
Aucun objectif climatique | % | 10% | 14% |
Objectif climatique pas ambitieux | % | 15% | 19% |
Objectif climatique disponible (total, déterminé et approuvé par SBTi) | % | 75% | 67% |
Objectif climatique ambitieux | % | 17% | 11% |
Déterminé par SBTi | % | 8% | 14% |
Approuvé par SBTi | % | 50% | 42% |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2L'évaluation de l'adéquation des objectifs de décarbonation d'une entreprise figurant dans le portefeuille est effectuée sur la base des données d'ISS Sustainability Solutions (anciennement ISS ESG), qui distinguent les caractéristiques suivantes : aucun objectif climatique, objectif climatique pas ambitieux, objectif climatique ambitieux, objectif climatique conforme à la Science Based Target Initiative (SBTi) (déterminé ou approuvé par SBTi). La BCBE estime que les exigences sont satisfaites (objectif climatique disponible) lorsqu'une entreprise a défini un objectif climatique ambitieux ou un objectif climatique conforme à SBTi.
Le tableau ci-dessus comprend des actions et des obligations d’entreprises cotées en bourse.
Un nombre croissant d’entreprises s’engage à atteindre zéro émission nette et formule des objectifs intermédiaires pour y parvenir. L’efficacité de ces engagements dépend de la crédibilité, du fondement scientifique et de la transparence des objectifs intermédiaires.
En 2024, la BCBE a fixé les objectifs suivants : d’ici à 2030, 70 % des entreprises figurant dans le portefeuille des placements en compte propre et des participations en compte propre ainsi que 80 % des entreprises figurant dans les portefeuilles des fonds BCBE doivent avoir arrêté des objectifs climatiques.
Tableau Potentiel de réchauffement global (Implied Temperature Rise)1
Unité | 2025 | 2024 | |
Placements et participations2 | |||
Hausse implicite de la température pondérée par les émissions financées | °C | 1,6 | 1,7 |
Part d'entreprises dont la hausse implicite de la température est supérieure à 2 | % | 0,6% | 0,6% |
Fonds BCBE3 | |||
Hausse implicite de la température pondérée par les émissions financées | °C | 1,8 | 1,9 |
Part d'entreprises dont la hausse implicite de la température est supérieure à 2 | % | 5,2% | 6,6% |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
2La couverture du portefeuille s'élève à 96,7 % (2024 : 98,2 %).
3La couverture du portefeuille s'élève à 86,6 % (2024 : 84,9 %).
Il s’agit de l’ampleur du réchauffement planétaire qui se concrétiserait si l’économie mondiale se fixait les mêmes ambitions que les entreprises du portefeuille. Les scénarios climatiques utilisés sont des estimations de l’évolution future du climat. Ils sont élaborés à l’aide de modèles climatiques et d’hypothèses sur les futures émissions de gaz à effet de serre. Ils incluent des actions et des obligations d’entreprises.
Tableau ODD 13 : mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques1
Unité | 2025 | 2024 | |
Placements et participations | |||
Contribution nettement positive | % | 2% | 3% |
Contribution positive limitée | % | 10% | 11% |
Aucun impact (manifeste) | % | 0% | 1% |
Contribution négative limitée | % | 87% | 85% |
Contribution nettement négative | % | 0% | 0% |
Données manquantes | % | 1% | 1% |
Fonds BCBE | |||
Contribution nettement positive | % | 6% | 8% |
Contribution positive limitée | % | 67% | 63% |
Aucun impact (manifeste) | % | 3% | 2% |
Contribution négative limitée | % | 20% | 22% |
Contribution nettement négative | % | 0% | 0% |
Données manquantes | % | 4% | 4% |
1Tous les indicateurs de l'exercice 2025 figurant dans ce tableau ont été contrôlés par PwC. Le rapport de contrôle est disponible sous la rubrique Audit externe
Il détaille dans quelle mesure les entreprises figurant dans les placements et participations et dans les fonds BCBE contribuent à l’objectif de développement durable (ODD) 13 des Nations Unies (mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques). Cette contribution peut se manifester d’une part par des pratiques commerciales et d’autre part par l’utilisation des produits et prestations qu’elles proposent.