Écologie d’entreprise

Réduire et compenser son impact environnemental en privilégiant des alternatives respectueuses de l’environnement, telle est l’approche de la BCBE. Grâce à son engagement de longue date en faveur de l’environnement, la BCBE a réduit les émissions générées par son activité bancaire de plus de moitié au cours des vingt dernières années.

Pertinence du thème

Outre les répercussions qu’une banque a sur l’environnement au travers de ses services financiers (crédits et placements en l’occurrence), l’activité bancaire joue également un rôle, quoique nettement moins pertinent. Ces répercussions se manifestent tant directement (émissions liées à la consommation d’énergie sur les sites de la banque ou déplacements professionnels du personnel, par exemple) qu’indirectement dans des processus en amont et en aval (émissions générées lors de la fabrication des produits et services achetés ou par les déchets et les eaux usées, par exemple).

Les fluctuations dans la disponibilité de l’électricité, de la chaleur et des matériaux ainsi que leur prix influencent la stabilité de l’activité bancaire et la structure des coûts. En outre, la gestion environnementale peut avoir un impact sur la réputation d’une banque.

Concepts, mesures et activités

La gestion environnementale de la banque est certifiée ISO 14001 depuis 2004. En 1995 déjà, la BCBE avait élaboré un concept de rationalisation de l’utilisation des ressources énergétiques. Depuis, elle encourage systématiquement les économies d’énergie et de ressources naturelles, notamment dans la consommation de papier et d’électricité, dans le traitement des déchets et dans le trafic professionnel.

En 2024, la BCBE a défini, outre des objectifs intermédiaires de zéro émission nette dans les domaines des crédits et des placements (cf. Zéro émission nette), un objectif intermédiaire de zéro émission nette fondé sur des données scientifiques pour ses propres émissions opérationnelles à l’horizon 2030 (cf. Objectifs et chiffres-clés). Elle entend atteindre ce dernier en remplaçant les systèmes de chauffage au mazout et au gaz sur les sites de la BCBE et en passant des véhicules à essence et diesel à des véhicules électriques. Des informations complémentaires à ce sujet figurent dans la feuille de route de zéro émission nette pour l’écologie d’entreprise.

14001

gestion environnementale

certifiée ISO depuis 2004

D’ici à 2025, l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre causées par l’exploitation de la banque doivent être réduites de 10 % par rapport à 2019. MESURES (action) En route vers zéro émission nette : écologie d’entreprise (plan de transition) Décembre 2025 Parallèlement à la modernisation en cours de tous les sites et à l’amélioration de leur efficacité énergétique, le remplacement des systèmes de chauffage au mazout et au gaz est un élément central de la transition vers le zéro net. En 2024, le chauffage à mazout utilisé à Lyss a été remplacé par un système de chauffage à distance. D’autres sites (Bienne, Liebefeld, Spiez, Langenthal, Thoune) seront concernés d’ici à 2030. Affiliations Systèmes de chauffage Le remplacement des véhicules à essence et diesel par des véhicules électriques d’ici à 2030 permettra de diminuer les émissions. La taille de la flotte a été réduite et une préférence a été accordée au parc automobile partagé plutôt qu’aux véhicules privés. Véhicules Électricité Autre objectifs Des mesures d’économie d’énergie sont régulièrement engagées dans l’exploitation de la banque afin de réduire les émissions. De plus, le courant consommé provient entièrement de sources d’énergies renouvelables depuis 2013. Gouvernance Les objectifs climatiques ont été approuvés par la Direction générale. Le degré de réalisation des objectifs est publié chaque année dans le Rapport de développement durable et est contrôlé par la Direction générale et le Conseil d’administration. Au besoin, d’autres mesures peuvent être mises en place afin que les objectifs soient atteints. RESPONSABILITÉS (accountability) Objectif climatique En 2024, la BCBE a fixé un objectif climatique fondé sur des données scientifiques pour ce qui est de l’écologie d’entreprise, dans le but d’atteindre zéro émission nette d’ici à 2025. Objectifs climatiques intermédiaires à 2030 D’ici à 2030, les émissions absolues de scope 1 et de scope 2 doivent être réduites d’au moins 42 % par rapport à 2022. La feuille de route a été élaborée à la lumière des «  Banks Sector Guidance  » de la Transition Plan Taskforce (TPT) d’avril 2024. Nous ambitionnons d’atteindre zéro émission nette, raison pour laquelle nous avons intégré cet objectif dans notre Stratégie , dans l’axe stratégique « Renforcer la responsabilité sociétale ». Nous jouons un rôle majeur dans la transition vers le zéro net et nous agissons en faveur d’un avenir digne de ce nom. AMBITION Membre de l’ancienne Alliance bancaire Net Zéro ( Net-Zero Banking Alliance, NZBA) depuis 2022, la BCBE s’est engagée à définir des objectifs climatiques basés sur des données scientifiques.
Illustration : Feuille de route de zéro émission nette (plan de transition) : écologie d’entreprise, état à décembre 2025

Les mesures visant à accroître l’efficacité énergétique sont mises en œuvre dans le cadre d’une convention d’objectifs volontaire signée avec l’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEC), qui en assurera la supervision (cf. Affiliations et initiatives).

Méthodologie du bilan écologique

Chaque année, la BCBE publie l’évolution des indicateurs environnementaux dans son bilan écologique. Celui-ci est établi conformément aux normes usuelles de la branche, les standards de l’Association pour le management de l’environnement et la pérennité dans les établissements financiers (Verein für Umweltmanagement und Nachhaltigkeit in Finanzinstituten, VfU) et la norme internationale Greenhouse Gas Protocol. Les émissions des gaz à effet de serre sont exprimées en équivalent CO2.

Les données qui ne sont pas à disposition pour l’ensemble de la banque (chaleur, eau et déchets) sont recueillies dans le système de référence de la BCBE selon un haut degré qualitatif, puis extrapolées. Ce système tient compte des deux bâtiments principaux ainsi que des huit sites les plus grands.

Cela fait plus de 20 ans que la BCBE établit chaque année un bilan écologique.

Le bilan écologique couvre la BCBE dans son ensemble ainsi que sa filiale aity SA (100 % du personnel).

Il prend aussi en compte la consommation des partenaires externes suivants :

  • la consommation d’électricité des centres de calcul exploités en externe ;
  • les déchets et la consommation de chaleur, d’électricité et d’eau de l’exploitant du restaurant du personnel (au centre d’exploitation de Liebefeld) ;
  • la consommation de papier des imprimeries externes (par exemple pour des documents destinés à la clientèle, des brochures ou des mailings).

Modifications par rapport à l’exercice précédent

La méthodologie du bilan écologique a fait l’objet des modifications suivantes entre l’exercice précédent et l’exercice sous revue :

  • La consommation de chaleur, d’électricité et d’eau du centre d’exploitation est désormais répartie entre les locataires en fonction de leur consommation réelle ou, lorsque cela n’est pas possible, en fonction de la superficie qu’ils occupent, conformément à la norme SIA 416. En conséquence, les émissions de CO2 ont augmenté d’environ 50 tonnes par rapport à l’exercice précédent, dans le bilan écologique de la BCBE.

Pour le calcul des émissions de l’exercice 2025, la version la plus récente des standards VfU a été utilisée (version 2025 1.2, avec des facteurs d’émission des gaz à effet de serre mis à jour conformément à ecoinvent 3.11). La mise à jour des facteurs d’émission a entraîné une baisse des émissions de 48 tonnes de CO2 par rapport à la version des standards VfU utilisée durant l’exercice précédent (de 2024).

Audit externe du bilan écologique

Le bilan écologique a été contrôlé par Swiss Climate AG, Berne, conformément à la norme d’audit AA1000 (cf. Audit externe > Attestation de vérification).

Électricité

La consommation d’électricité de la BCBE a été réduite de 22 % entre 2015 et 2019, puis de 21 % supplémentaires entre 2019 et 2025. Cette baisse a été possible malgré l’intégration de la consommation d’électricité des deux centres de calcul (environ 0,9 gigawattheure en 2025) dans le bilan écologique depuis 2022.

Depuis 2013, la banque consomme uniquement de l’électricité provenant d’énergies renouvelables.

Les économies réalisées au fil des ans sont dues à la mise hors service de plusieurs serveurs et systèmes informatiques liée à l’externalisation du centre de calcul, à l’optimisation et au remplacement partiel des systèmes de ventilation et de réfrigération ainsi qu’à l’installation d’éclairages LED.

Par ailleurs, la BCBE a mis en place un concept d’impression qui prévoit d’utiliser uniquement quatre modèles d’imprimantes différents qui consomment nettement moins d’électricité que les anciens appareils. En outre, le nombre d’imprimantes a été fortement réduit. Les anciens appareils ont été mis à la disposition d’une fondation d’utilité publique qui les a révisés.

Depuis 2013, la BCBE n’achète que de l’électricité provenant de sources d’énergie renouvelable et principalement de l’énergie hydraulique. Elle installe des panneaux solaires sur ses bâtiments, lorsque cela est possible et judicieux, et utilise l’électricité ainsi produite. C’est notamment le cas à Tavannes et à Gstaad. D’autres sites seront aussi ainsi équipés dans les prochaines années.

En 2020, sept bornes de recharge pour véhicules électriques pour lesquelles la BCBE a signé un contrat avec la société MOVE Mobility SA ont été installées au centre d’exploitation de Liebefeld. Les bornes sont utilisées par la banque pour recharger les véhicules de l’entreprise, mais elles sont également à la disposition de ses visiteuses et visiteurs et de son personnel.

graphic

Chaleur

Entre 2015 et 2019, la consommation de chaleur a pu être réduite de 27 %. Cette baisse s’est poursuivie entre 2019 et 2025 sur les sites de la BCBE (sauf au centre d’exploitation de Liebefeld), où la consommation a encore diminué de 15 %. En revanche, la consommation du centre d’exploitation a sextuplé au cours de la même période. En conséquence, la consommation de chaleur totale a augmenté de 16 % en 2025 par rapport à 2019.

Cette hausse s’explique par le concept énergétique du centre d’exploitation de Liebefeld, qui se trouve dans une phase transitoire : jusqu’à l’automne 2021, le bâtiment était chauffé et refroidi grâce à la chaleur dégagée par le centre de calcul ; le chauffage à mazout était utilisé uniquement pour combler un éventuel manque. Le centre de calcul ayant été déplacé, cette source de chaleur n’est plus disponible. La BCBE a cherché activement une solution utilisant des énergies renouvelables et envisage plusieurs options. Elle désire en premier lieu développer un réseau de chauffage à distance en collaboration avec des fournisseurs d’énergie et la commune.

Au cours des dernières années, la BCBE a adapté tous ses sites aux besoins de la clientèle et appliqué des concepts d’aménagement modernes. Cela a transformé l’aspect et la fonctionnalité des sites : aujourd’hui, l’accent est mis davantage sur la relation client et le conseil. Ces transformations ont permis d’améliorer l’efficacité énergétique des locaux, de revoir l’éclairage et les installations de technique du bâtiment et de diminuer les surfaces affectées à la banque, ce qui a eu pour effet de réduire les besoins de chauffage des sites.

graphic

73 %

de la consommation d’énergie proviennent de sources renouvelables

Trafic professionnel

En 2025, le trafic professionnel a diminué de 32 % par rapport à 2019, après avoir baissé de 9 % entre 2015 et 2019.

Depuis 2014, la BCBE utilise exclusivement des véhicules appartenant à la classe d’efficacité énergétique A. Elle remplace progressivement ses véhicules à essence et à diesel par des voitures électriques. La flotte de véhicules doit être entièrement électrique d’ici à 2030.

La flotte de véhicules sera entièrement électrique.

Au cours des dernières années, la flotte a été réduite à une vingtaine de véhicules (recours au covoiturage au lieu de véhicules personnels) et, dans les services de courrier, le rythme de livraison et le plan des itinéraires sont continuellement améliorés. En outre, la BCBE promeut l’utilisation des transports publics (principe fondamental du règlement interne sur les frais).

Papier

En 2025, la consommation de papier de la BCBE a diminué de 39 % par rapport à 2019, après avoir baissé de 26 % entre 2015 et 2019.

La réduction continue de la consommation de papier est le fruit d’améliorations apportées à la mise en page et à l’impression des relevés de compte ainsi qu’à la gestion électronique des comptes et dépôts au moyen de l’e-banking (e-compte). De plus, d’importantes économies de papier ont été réalisées pour les brochures destinées à la clientèle, les mailings et le papier d’impression. S’agissant des opérations au guichet, les justificatifs ne sont imprimés qu’à la demande expresse des clientes et clients.

La BCBE utilise un papier recyclé particulièrement respectueux de l’environnement.

Jusqu’en 2020, la BCBE utilisait du papier en fibres vierges provenant de forêts gérées de manière durable. Le papier recyclé ayant une empreinte sur l’environnement bien plus faible que le papier en fibres vierges, la BCBE a commencé petit à petit, en 2020, à en utiliser. Elle a choisi de privilégier le papier « Refutura », qui dispose du label de qualité « Ange bleu » et remplit ainsi les exigences environnementales les plus strictes.

Déchets et recyclage

Entre 2015 et 2019, la BCBE a réduit de 28 % le volume de ses déchets qui a encore diminué de 14 % entre 2019 et 2025, bien que les déchets de la société aity SA soient aussi pris en compte dans le bilan écologique de la BCBE depuis 2022.

La BCBE produit principalement des déchets en papier (dossiers et vieux papier) ainsi que des ordures ménagères. Durant l’exercice sous revue, 71 % des déchets ont été recyclés. Le tri systématique se poursuit ; des points de recyclage sont disponibles à cet effet sur les plus grands sites. Depuis 2020, la BCBE renonce aux gobelets en plastique et, depuis, utilise en lieu et place des verres ou des gobelets en papier. Sont considérés comme des déchets spéciaux les composants non recyclés de déchets électriques et électroniques ainsi que les batteries. Ceux-ci sont éliminés selon les règles en vigueur par des entreprises spécialisées.

graphic

Les anciens appareils informatiques ne sont pas jetés mais recyclés : la BCBE les donne à la Fondation pour l’intégration professionnelle (GEWA). Depuis 2019, elle lui a livré quelque 390 imprimantes, 720 écrans et 3210 ordinateurs portables et de bureau. GEWA prépare les appareils afin qu’ils puissent être revendus. Ce faisant, elle prolonge leur durée de vie et réduit le gaspillage des ressources. De plus, elle contribue à fournir un travail utile à des personnes qui, après une période difficile, cherchent à réintégrer le marché du travail.

>4300

anciens appareils informatiques ont été recyclés.

Lorsqu’elle a modernisé ses sites, la BCBE a veillé à réutiliser différents éléments de construction et matériaux : les luminaires, les matériaux de plafond et autres qui ne pouvaient pas être réutilisés dans les zones clientèle sont à présent employés dans les zones réservées au personnel. La BCBE employait depuis les années 1990 des systèmes modulaires USM Haller et des meubles de qualité en bois et en métal. Le mobilier USM Haller qui n’était plus utilisé a été transformé en meubles de rangement et les bureaux réglables en hauteur, âgés de 20 ans, ont été remis en état.

Dans la mesure du possible, les équipements devenus superflus (meubles ou éléments de construction, par exemple) ne sont pas éliminés, mais donnés à des organisations à but non lucratif qui les recyclent et les revendent.

Le développement durable se manifeste aussi au niveau des moyens de paiement. Les cartes Debit Mastercard que la BCBE émet depuis 2023 sont produites avec un matériau écologique : elles ne sont pas en plastique (PVC) mais en PLA, un bioplastique biodégradable obtenu à partir de maïs.

Eau

Entre 2015 et 2019, la BCBE a pu réduire de 11 % sa consommation d’eau, qui est ensuite remontée de 24 % entre 2019 et 2025. Le recours à une méthode plus pointue de relevé des données au sein du centre d’exploitation de Liebefeld explique cette évolution.

La totalité des sites de la BCBE est reliée au système local d’approvisionnement en eau ainsi qu’à des stations locales d’épuration des eaux usées. Hormis les effluents des bâtiments de la BCBE et ceux des systèmes de refroidissement, la banque ne rejette pas d’eaux usées.

Pertes de fluides frigorigènes

Les pertes de fluides frigorigènes des installations de climatisation sont soumises à des variations annuelles qui sont difficilement influençables. Même s’il est entretenu régulièrement, un appareil peut présenter un défaut susceptible de provoquer une perte de fluide frigorigène. En 2025, près de 26 kilogrammes de fluides frigorigènes se sont échappés (contre 5 kilogrammes en 2019).

Émissions

Entre 2015 et 2019, la BCBE a diminué ses émissions de gaz à effet de serre de 25 % (scopes 1, 2 et 3). Elles ont cependant augmenté de 2 % entre 2019 et 2025. La BCBE n’a donc pas atteint son objectif qui consistait à réduire les émissions générées par son activité bancaire de 10 % entre 2019 et 2025.

Cette évolution est principalement due aux deux facteurs suivants :

  • le système de chauffage du centre d’exploitation de Liebefeld se trouve dans une phase de transition (cf. Concept énergétique du centre d’exploitation), ce qui a entraîné des émissions supplémentaires d’environ 280 tonnes de CO2 en 2025 ;
  • les déchets, le trafic professionnel et la consommation de papier d’aity SA sont pris en compte dans le bilan écologique de la BCBE depuis 2022, ce qui a augmenté les émissions de CO2 d’environ 30 tonnes en 2025.

Sans prendre en compte ces effets inévitables, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué d’environ 310 tonnes (28 %) entre 2019 et 2025.

Ces effets, qui ont entraîné une hausse des émissions de CO2, sont à l’opposé de l’engagement de longue date de la BCBE en faveur de l’environnement et de son intention de continuer à appliquer des mesures de réduction des émissions afin d’éviter une croissance plus marquée de son empreinte carbone. Elle est ainsi parvenue à faire baisser les émissions de CO2 causées par sa consommation d’électricité et de papier et par son trafic professionnel de plus de 200 tonnes entre 2019 et 2025.

Depuis 2013, la banque consomme uniquement de l’électricité provenant de sources d’énergie renouvelable. Elle accroît constamment l’efficacité énergétique de ses bâtiments, par exemple en améliorant l’isolation de l’enveloppe des bâtiments, en remplaçant des fenêtres, en optimisant les éclairages, les serveurs, les systèmes de technique des bâtiments et de ventilation ou en installant des panneaux solaires photovoltaïques ou thermiques.

Initiatives complémentaires : l’utilisation de véhicules à faibles émissions et le passage progressif à des véhicules électriques, la modernisation des distributeurs automatiques de billets et le remplacement des anciens ascenseurs, chauffages et tableaux de distribution électrique.

24 %

d’émissions de CO2

en moins par rapport à 2015

Pour les prestataires de services financiers, lesdites émissions financées, à savoir les émissions de gaz à effet de serre financées par des crédits et des investissements, doivent également être prises en compte. Plus d’informations à ce sujet sous la rubrique Changement climatique.

Compensation des émissions résiduelles

Depuis 2011, la BCBE compense, voire neutralise les émissions de gaz à effet de serre résiduelles opérationnelles dans son espace économique. À cet effet, elle soutient des projets menés dans les cantons de Berne et de Soleure qui visent à réduire les émissions de CO2 ou à les éliminer de manière permanente de l’atmosphère. Elle contribue ainsi à la protection du climat et au maintien de l’emploi dans la région.

En 2023, la BCBE a conclu une coopération avec la start-up bernoise Neustark dans le but de promouvoir des technologies nouvelles permettant le stockage du CO2 dans du béton recyclé. Cela devrait permettre d’éliminer 1000 tonnes de CO2 de l’atmosphère dans l’espace économique de la BCBE au cours des dix prochaines années.

Neustark est la première entreprise au monde à commercialiser un procédé permettant l’élimination du carbone par minéralisation dans le béton de démolition. Elle a mis en place pour cela un réseau de sites de stockage. Les 100 tonnes de CO2 d’émissions liées à ses activités que la BCBE fait éliminer chaque année depuis 2024 sont les émissions résiduelles estimées qui sont inévitables pour la BCBE et ne pourront pas être réduites à l’avenir.

17 584

tonnes de CO2

compensées depuis 2011 dans son propre espace économique

Neustark a neutralisé 40 tonnes de CO2 en 2025. Les certificats pour l’extraction du dioxyde de carbone (EDC, ou carbon dioxide removal en anglais) seront établis à l’automne 2026. Neustark n’a pas pu fournir les certificats pour les quantités demandées (100 tonnes) en 2025 en raison d’une pénurie d’approvisionnement. La différence sera compensée l’année suivante.

Les autres émissions de l’année 2025 ont été compensées par des installations de biogaz. D’énormes quantités de fumiers et de déjections animales sont produites dans les exploitations agricoles et libèrent du méthane lors de la fermentation. Grâce à un projet soutenu par la BCBE, de petites installations de biogaz qui exploitent et contrôlent de manière ciblée les processus de fermentation sont fournies à des agriculteurs innovants. Elles permettent de collecter le méthane produit et de l’utiliser sous forme de biogaz, qui peut être converti en électricité ou en chaleur.

Objectifs et chiffres-clés

Dans sa Charte de développement durable, la BCBE a défini les objectifs suivants (vue d’ensemble du degré de réalisation des objectifs, cf. Degré de réalisation des objectifs) :

  • D’ici à 2025, nous réduisons l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre causées par nos activités de 10 % par rapport à 2019.
  • Nous atteignons cet objectif en améliorant par exemple l’efficacité énergétique de nos immeubles, en réduisant la consommation des ressources, en utilisant des ressources respectueuses de l’environnement (notamment de l’électricité provenant exclusivement de sources d’énergie renouvelable) et en diminuant autant que possible les déchets liés aux activités commerciales.

De plus, en 2024, la BCBE a défini l’objectif suivant en se fondant sur des données scientifiques :

  • D’ici à 2030, les émissions de gaz à effet de serre en valeur absolue des scopes 1 et 2 doivent être réduites d’au moins 42 % par rapport à 2022.

Émissions

Évolution7

GRI

ApME

Indicateurs

Unité

2025

2024

2023

2022

2021

2020

2019

2019 à 2025

2015 à 2019

2011 à 2015

Émissions à effet de serre

305-5

7

Total Scopes (ApME)1

t

1 082

1 111

1 105

1 153

1 002

1 005

1 064

+2%

–25%

–12%

305-1

7a

– directes (Scope 1)2

t

552

570

601

616

475

428

435

305-2

7b

– indirectes (Scope 2)3

t

37

36

44

46

60

51

53

305-3

7c

– « autres » indirectes (Scope 3)4

t

493

505

460

490

467

526

576

Total Scope 1 et Scope 2

t

589

606

645

663

535

479

488

7

Total source (ApME)1

t

1 082

1 111

1 105

1 153

1 002

1 005

1 064

– Électricité

t

38

44

43

48

44

67

68

– Chaleur

t

732

716

667

598

585

527

548

– Trafic professionnel

t

153

157

139

155

151

188

224

– Papier

t

79

88

129

157

158

185

183

– Eau

t

4

3

6

4

4

5

5

– Déchets

t

29

22

36

38

20

22

27

– Pertes de fluides frigorigènes et d’agents d’extinction

t

47

81

85

153

39

11

8

305-4

GES par collaborateur5

kg

811

860

902

985

988

987

1 050

–23%

–19%

–2%

305-4

GES par million de la somme du bilan6

kg

25

27

28

29

26

28

32

–22%

–36%

–21%

1Émissions de gaz à effet de serre exprimées en équivalent CO2 ; tous les facteurs d’émission utilisés respectent les standards ApME (version 2018 pour les exercices 2019 à 2023 ; version 2024 pour l'exercice 2024 ; version 2025 pour l'exercice 2025).

2Tient compte de toutes les émissions de gaz à effet de serre directement causées par l’entreprise et pouvant être contrôlées : émissions issues de la combustion d’énergies fossiles dans les bâtiments de la BCBE ou de la combustion des moteurs à essence/diesel des voitures de service de la BCBE ou dues à des pertes de fluides frigorigènes.

3Tient compte de toutes les émissions de gaz à effet de serre qui sont générées par le fournisseur d’énergie externe pour approvisionner une entreprise en énergie (market-based) : à la BCBE, il s’agit des émissions issues de la mise à disposition de la chaleur à distance.

4Tient compte de toutes les émissions de gaz à effet de serre causées par l’activité d’une entreprise mais générées en amont ou en aval : à la BCBE, il s’agit des émissions issues des acquisitions de biens (papier, eau), des déchets, des déplacements professionnels, des étapes préliminaires à la mise à disposition de l’énergie dans les centrales, ainsi que des pertes de distribution et de transformation d’électricité. Ne sont pas prises en compte les émissions causées par les trajets des membres du personnel pendulaires de la BCBE, étant donné que le choix du moyen de transport est personnel et que les collaboratrices et collaborateurs en assument l’ensemble des frais. Cela explique également le fait que les trajets des pendulaires ne soient pas obligatoires dans le mode de calcul de l’ApME.

5Émissions totales de gaz à effet de serre de la BCBE (Scopes 1, 2 et 3) divisées par le nombre d’équivalents plein temps (jusqu’en 2021 : BCBE ; dès 2022 : BCBE et aity SA).

6Émissions totales de gaz à effet de serre de la BCBE (Scopes 1, 2 et 3) divisées par la somme du bilan de la banque.

7Correspond aux périodes de la Charte de développement durable correspondante

Consommation

Évolution1

GRI

ApME

Indicateurs

Unité

2025

2024

2023

2022

2021

2020

2019

2019 à 2025

2015 à 2019

2011 à 2015

Consommation d’énergie

Consommation d’énergie au sein de la BCBE

kWh

7 801 962

8 348 400

8 752 984

9 395 246

8 821 008

8 417 749

8 739 259

– Consommation des véhicules de service

kWh

88 229

100 433

97 300

129 424

137 433

199 646

189 440

1

– Consommation des bâtiments

kWh

7 713 733

8 247 967

8 655 683

9 265 821

8 683 575

8 218 103

8 549 819

–10%

–24%

–20%

1a

– Électricité

kWh

4 752 347

5 514 599

5 963 016

6 727 762

5 985 225

5 820 474

6 000 189

–21%

–22%

–27%

1b/c

– Chaleur

kWh

2 961 386

2 733 368

2 692 667

2 538 059

2 698 350

2 397 629

2 549 631

+16%

–27%

+3%

1c

– Énergies renouvelables

kWh

946 053

782 611

647 465

694 715

895 704

761 727

846 428

1b

– Combustibles fossiles

kWh

2 015 333

1 950 757

2 045 202

1 843 344

1 802 646

1 635 902

1 703 203

+18%

–31%

+6%

1b

– Gaz naturel

kWh

835 003

850 747

854 976

890 197

1 041 290

948 180

1 011 852

1b

– Pétrole

kWh

1 180 330

1 100 011

1 190 226

953 147

761 356

687 722

691 351

302-1

Consommation totale d’énergie des bâtiments

GJ

28 087

30 054

31 511

33 823

31 756

30 304

31 461

– dont renouvelable

GJ

20 514

22 670

23 798

26 721

24 771

23 696

24 648

– dont non renouvelable

GJ

7 573

7 384

7 713

7 102

6 984

6 608

6 814

– Quote-part d’énergie renouvelable

%

73%

75%

76%

79%

78%

78%

78%

302-3

Consommation d’énergie par collaborateur

GJ

26,6

29,8

32,6

36,0

31,3

29,8

31,1

Degré-jours de chauffe (DJC) Berne

jours

3 233

3 028

3 003

2 969

3 536

3 116

3 296

DJC Ø 10 années précédentes

jours

3 231

3 228

3 295

3 350

3 300

3 361

3 367

DJC différence de la Ø sur 10 ans

%

0%

–6%

–9%

–11%

+7%

–7%

–2%

Chaleur ajustée DJC

kWh

2 959 151

2 913 781

2 954 276

2 864 066

2 518 257

2 585 961

2 604 909

+14%

–28%

–6%

Trafic professionnel

2

Trafic professionnel total

km

704 651

700 399

715 044

675 030

610 080

770 425

1 035 345

–32%

–9%

–10%

2a

– Train

km

260 136

224 214

287 130

175 508

124 718

217 152

392 696

2b/c

– Voiture

km

440 473

457 463

405 639

484 456

482 242

553 273

636 649

2d/e

– Avion

km

4 042

18 722

22 275

15 066

3 120

0

6 000

Consommation de papier

301-1

3

Consommation totale de papier

kg

108 562

120 226

122 546

153 056

160 370

181 575

178 228

–39%

–26%

–22%

301-2

3a

– Quote-part de papier recyclé

%

94%

92%

95%

92%

92%

56%

0%

3d

– Quote-part de papier FSC

%

6%

8%

5%

8%

8%

44%

100%

Consommation d’eau

303-5

4

Consommation totale d’eau

m3

10 154

8 188

8 387

6 519

6 255

7 073

8 188

+24%

–11%

–19%

4c

– Eau potable

%

100%

100%

100%

100%

100%

100%

100%

Déchets

306-3

5

Déchets au total

kg

145 055

117 386

168 469

142 559

101 917

134 478

169 301

–14%

–28%

–29%

306-4

5a

– Recyclage

kg

103 349

77 845

113 875

78 553

69 113

96 010

122 901

– Taux de recyclage des déchets

%

71%

66%

68%

55%

68%

71%

73%

306-5

5b

– Déchets destinés à l’incinération

kg

40 748

38 762

50 164

61 474

30 947

37 320

44 623

306-5

5c

– Déchets destinés à la décharge

kg

0

0

0

0

0

0

0

306-5

5d

– Déchets spéciaux

kg

958

780

4 430

2 531

1 857

1 148

1 778

Pertes de fluides frigorigènes et d’agents d’extinction

6a

Pertes de fluides frigorigènes

kg

26

29

26

57

24

8

5

+379%

–65%

n.a.

6b

Pertes d’agents d’extinction

kg

0

0

0

0

0

0

0

0%

0%

n.a.

1Correspond aux périodes de la Charte de développement durable correspondante

Des explications sur les chiffres-clés et les variations figurent aux rubriques qui précèdent.

aity SA

Les consommations et les émissions d’aity SA sont incluses dans le bilan écologique de la BCBE et dans les chiffres susmentionnés. Les concepts, les mesures et les activités décrits sous cette rubrique s’appliquent donc aussi, par analogie, à aity SA.